Uber Eats et Deliveroo sont les deux principales plateformes de livraison de repas en France. Pour un restaurateur qui se lance dans la livraison ou veut optimiser sa présence, choisir entre les deux (ou cumuler) impacte directement le chiffre d’affaires et la rentabilité. Ce comparatif 2026 analyse les différences clés, chiffres à l’appui.
L’essentiel en un tableau.
| Critère | Uber Eats | Deliveroo |
|---|---|---|
| Commission livraison complète | ~30 % TTC | ~30 % TTC |
| Commission livraison propre | ~15 % | ~20-25 % (Marketplace+) |
| Couverture France | 240+ villes | ~170 villes |
| Outils marketing | Annonces sponsorisées, promos | Marketer (pub intégrée) |
| Back-office | Uber Eats Manager (analytics détaillés) | Deliveroo Hub |
| Litiges / remboursements | Politique pro-client, 3-8 % du CA | Politique pro-client, 3-8 % du CA |
Commissions : match nul, mais lisez votre contrat. Les deux plateformes se situent entre 25 % et 35 % du montant TTC en formule complète. Le taux exact dépend de votre volume, de votre zone et de qui assure la livraison. Uber Eats descend autour de 15 % si vous livrez vous-même ; Deliveroo propose l’équivalent via Marketplace+. Dans les deux cas, c’est négociable à volume élevé. Le détail poste par poste : commission Uber Eats 2026 et commission Deliveroo 2026.
Couverture géographique : avantage Uber Eats. Uber Eats est présent dans plus de 240 villes françaises, Deliveroo dans environ 170. Dans une ville moyenne, vérifiez d’abord qui livre chez vous. Dans les grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille), les deux se livrent une concurrence féroce — qui profite aux restaurateurs.
Outils marketing : deux logiques proches. Uber Eats propose des promotions sponsorisées (type enchères), des placements premium et des offres configurables depuis le tableau de bord (produit offert, livraison gratuite, réduction). Deliveroo répond avec Marketer, sa plateforme publicitaire intégrée qui cible par zone et par historique de commandes. Dans les deux cas, ces options se facturent en plus de la commission — à intégrer dans votre calcul de marge réelle.
Expérience restaurateur. Uber Eats Manager offre des analytics détaillés : performance des plats, heures de pointe, satisfaction, comparaison avec les restaurants voisins. Deliveroo Hub progresse à chaque mise à jour mais reste historiquement moins granulaire. Si vous pilotez plusieurs plateformes, aucun des deux ne vous donnera une vue consolidée — c’est le rôle d’un agrégateur de commandes.
Litiges : le point noir commun. Les deux plateformes remboursent facilement le client — article signalé manquant, commande jugée incomplète — et débitent le restaurant, souvent automatiquement. Ces remboursements représentent couramment 3 à 8 % du CA plateforme, dont une partie est abusive et contestable avec preuves. C’est un des postes où un outil comme Fooderise change la donne, en automatisant la contestation photo à l’appui.
Livraison et qualité terrain. Uber Eats dispose d’un vivier de coursiers plus large (réseau existant), donc des attributions souvent plus rapides. Deliveroo a la réputation de riders mieux équipés et de sacs plus adaptés. Ces différences restent très locales et fluctuent dans le temps.
Dark kitchens et 100 % livraison : cumulez. Être présent sur les deux plateformes est quasi obligatoire pour maximiser la visibilité et réduire la dépendance à un seul acteur. La question n’est plus « laquelle » mais « comment gérer les deux sans doubler la charge » : centralisation des commandes, synchronisation des menus, disponibilités en temps réel. Notre comparatif des agrégateurs détaille les solutions.
Notre recommandation. Ne choisissez pas : utilisez les deux, et équipez-vous pour que la multi-présence ne devienne pas un chaos opérationnel. Fooderise centralise Uber Eats, Deliveroo et Just Eat sur un seul écran — commandes, menus, analytics unifiés, litiges contestés automatiquement — avec un essai gratuit de 14 jours sans carte bancaire.
Dernier conseil : négociez. Les équipes commerciales locales des deux plateformes peuvent ajuster les taux. Au-delà de 50 commandes par semaine, vous avez un levier réel : présentez vos volumes sur la plateforme concurrente, et appuyez-vous sur des données précises — c’est aussi à ça que sert un agrégateur.
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